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DEVOIR DE MÉMOIRE

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Ce mercredi 11 novembre 2020, nous commémorons l'Armistice de 1918, la fin de la Première Guerre Mondiale, et rendons hommage à tous les morts pour la France.

En cette période de crise sanitaire, qui nous empêche de nous réunir comme chaque année au monument aux morts de la ville, nous vous proposons des textes et documents réalisés par les élèves de 3ème du collège Marc-Sangnier, le discours de Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, et le message du Maire, Fabrice Hugelé.


MESSAGE DU MAIRE DE SEYSSINS, FABRICE HUGELÉ

Chère Madame, cher Monsieur,

Compte tenu du contexte sanitaire très tendu et du confinement actuellement en vigueur, le Préfet de l'Isère ne nous permet pas d'organiser la cérémonie de commémoration du 11 novembre 1918 dans des conditions habituelles. En effet, celle-ci doit se dérouler sans public, et dans un format très restreint. Pour représenter la commune, je serai donc accompagné de quatre représentants des anciens combattant. Le maire de Seyssinet-Pariset, représentant sa commune, un élu du Conseil Municipal Jeunes, un journaliste et un technicien, complèteront cette délégation du 11 novembre.

Croyez bien que je regrette de ne pouvoir vous retrouver à l'occasion de ce temps fort de notre devoir de mémoire.

Cependant, je vous invite à découvrir le formidable travail réalisé cette année encore par les élèves du collège Marc Sangnier et leurs professeurs. En ces temps difficiles à plusieurs titres, je veux les remercier pour leur engagement citoyen dans cette commémoration républicaine.

En espérant pouvoir vous rencontrer bientôt, prenez soin de vous.

Bien cordialement,

Fabrice Hugelé,
Maire de Seyssins,
Conseiller métropolitain


LE TRAVAIL DE COLLÉGIENS

Dans le cadre d’un projet interdisciplinaire (Histoire-Géographie, Enseignement Moral et Civique, Lettres, Anglais, Documentation, Physique-Chimie), les élèves de 3ème 4 ont réfléchi, à partir d’études de documents, de la lecture de livres de différentes natures (romans, bandes dessinées, mémoires de guerre, poèmes…) aux enjeux complexes des mémoires de la 1ère guerre mondiale et au sens des commémorations du 11 novembre prochain autour des valeurs de la République.

Les élèves ont ainsi produit des textes, ont imaginé des lettres de soldats envoyés à leurs proches, ont récité des poèmes. Ils ont proposé, dans le cadre des mesures sanitaires et du plan vigipirate, d’être filmé au sein du collège, à l’amphithéâtre, emblème démocratique, avec les drapeaux français et européen symboles d’unité et de paix, et de chanter la Marseillaise, pour rendre hommage aux soldats et à leurs familles, quelques soient leurs camps.

Dans le contexte lié aux attentats récents qui ont endeuillé notre pays, l’équipe pédagogique souhaite les féliciter pour leur engagement à faire vivre les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. Cet engagement pourra être le sujet de leur oral de brevet, pour lequel ils ont, à travers ce projet, développé des compétences et des savoirs d’une manière remarquable.

L’équipe pédagogique remercie également les associations d’anciens combattants et les services de la mairie de Seyssins pour ce partenariat depuis 2013, le Dauphiné Libéré, les parents d’élèves et la direction du collège pour leur soutien.





Par ordre d'apparition :
  • Laurène Lauzier-Abouaf
  • Baptiste Ricco
  • Sophia Jullian-Desayes et Justin Serre
  • Océane Cuny et Nolan Poensin (lettre de Raymond à Augustine)
  • La Marseillaise

Lecture d’un texte écrit par Rose, personnage du livre "Le journal d’un enfant pendant la Grande Guerre" aux éditions Gallimard, par Manon Dupuy.




Lectures du poème In Flanders Fields, de John McCrae (1915)

Par Evan, Justin et Arno




Par Fani, Océane et Laurene



Par Sophia, Kenzo et Mathelin



« In Flanders fields » est un poème de guerre écrit pendant la Première Guerre mondiale par le lieutenant-colonel canadien John McCrae.
Il est rédigé à l'occasion des funérailles d'un ami de l'auteur, tombé lors de la deuxième bataille d'Ypres (avril mai 1915);
Publié dans la revue Punch le 8 décembre 1915, il gagne une popularité importante lors du conflit, connaissant des traductions dans plusieurs langues. Il est réutilisé dans le cadre de la propagande de guerre. L'image des coquelicots est ainsi mise à profit lors d'opérations de levés d'obligations de guerre.
Sa popularité se confirme au Canada après guerre, ainsi que dans d'autres pays du Commonwealth. Il est ainsi utilisé lors du jour du Souvenir sous plusieurs formes.

En France, c’est une autre fleur que l’on arbore : le bleuet.

In Flanders fields the poppies grow
Between the crosses row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the dead.
Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved and now we lie
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If yebreak faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.


MESSAGE DE GENEVIÈVE DARRIEUSSECQ,
ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants

C’était il y a un siècle.

Ce 10 novembre 1920, la Grande Guerre est achevée depuis deux ans. Dans la citadelle de Verdun, Auguste THIN, soldat de deuxième classe et pupille de la Nation, dépose un bouquet d’oeillets blancs et rouges sur le cercueil d’un soldat. Un parmi tous les combattants des Flandres, de l’Artois, de la Somme, du Chemin-des-Dames, de Lorraine, de la Meuse… Un de ces braves ! Un des poilus qui participa à une interminable guerre. Un de ces Français qui oeuvra à la tâche incommensurable de la Victoire.

Un parmi des milliers qui est devenu le Soldat inconnu.

Le 11 novembre 1920, le peuple de France l’accompagne solennellement sous les voûtes de l’Arc de Triomphe. La patrie, reconnaissante et unanime, s’incline respectueusement devant son cercueil, en saluant la mémoire de tous les soldats morts sous le drapeau tricolore.

Quelques mois plus tard, il était inhumé. Depuis 1923, la Flamme du Souvenir veille, nuit et jour, sur la tombe. Chaque soir, elle est ravivée pour que jamais ne s’éteigne la mémoire. La sépulture du Soldat inconnu est devenue le lieu du recueillement national et le tombeau symbolique de tous ceux qui donnent leur vie pour la France. Cet anonyme représente chacun de nos morts et tous nos morts en même temps.

Cette mémoire vit également dans chacune de nos communes, dans chaque ville et village de France, dans chacun de nos monuments aux morts, dans chacun des cimetières, dans nos mémoires familiales. Elle vit dans l’oeuvre de Maurice GENEVOIX qui entre aujourd’hui au Panthéon. Le Président de la République l’a souhaité en l’honneur du peuple de 14-18.

Maurice GENEVOIX n’entre pas seul dans le temple de la Nation. Il y entre en soldat des Eparges, en écrivain et en porte-étendard de « Ceux de 14 ». Il y entre avec ses millions de frères d’armes, ceux dont il a immortalisé le souvenir, l’héroïsme et les souffrances. Il y entre avec toute la société, de la première ligne à l’arrière, mobilisée face à l’adversité et qui a tenu avec une admirable endurance.

8 millions de soldats combattirent sous les couleurs de notre drapeau, aucun d’entre eux ne revint totalement indemne. Des centaines de milliers furent blessés dans leur chair comme dans leur âme. 1 400 000 tombèrent au champs d’honneur. Nous ne les oublions pas. Inlassablement, nous les honorons.

Chaque 11 novembre, la Nation rend également un hommage solennel à tous les morts pour la France, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui. Chaque année, nous rappelons leur nom.

Chaque 11 novembre est un moment d’unité nationale et de cohésion autour de ceux qui donnent leur vie pour la France, de ceux qui la servent avec dévouement et courage. En ces instants, au souvenir des évènements passés et aux prises avec les épreuves de notre temps, nous nous rappelons que c’est tout un peuple, uni et solidaire, qui fit la guerre, qui la supporta et en triompha.