/ / / Patrimoine

Patrimoine

La forêt et la montagne



Visibles depuis toute l'agglomération, les contreforts du Vercors, le sommet du Moucherotte, les falaises, les champs et les forêts font partie du patrimoine naturel local.

La forêt de Seyssins, qui couvre plus du quart du territoire communal, n'a qu'une faible vocation économique.
Elle offre essentiellement un intérêt paysager, récréatif et cynégétique : chevreuils, chamois et même mouflons habitent cet espace.

Plus haut, les falaises abruptes sont le domaine des choucas et des rapaces.
Ces parois de calcaire culminent à 1901 mètres, au rebord du plateau du Vercors.

La colline de Comboire



La colline de Comboire s'étend sur Claix et Seyssins.
Résidu montagneux de l'époque glaciaire, elle offre un point de vue exceptionnel sur la vallée de Grenoble et les chaînes montagneuses environnantes.

Curiosité, la colline de Comboire marque l'une des limites septentrionales de la végétation de type méditerranéen.
Des études exhaustives ont révélé au moins cinq familles d'érables différents, des chênes pubescents et des espèces végétales telles le crocus versicolore ou l'ouris alba.

L'ancien fort, construit dans les années 1880, ou le hameau de la Balme (XIIIe siècle) révèlent un site stratégique protégé des invasions et des crues du Drac.
Au début du XXe siècle, Louis Vicat exploite son brevet en prélevant la roche de la colline par de nombreuses galeries souterraines.

La plaine agricole

Voir l'image en grandLongtemps soumise aux crues du Drac, la Plaine était peu fréquentée par les Seyssinois.
Sur ce territoire voué à la polyculture on trouve alors blé, chanvre, seigle, avoine, pomme de terre en petite quantité.

L'urbanisation de la plaine commence dans les années 1960.
À la construction de villas succède celle d'ensembles d'habitat collectif appelés "Mas des Iles", en référence aux "Iles" qui émergeaient entre les divagations du Drac.
Il ne reste que quelques corps de fermes des XVIIIe et XIXe siècles comme celui-ci, qui témoignent d'un passé rural.
Au total, trois bâtisses sont toujours visibles dans la rue de la Liberté.

Les Îles de Seyssins

Voir l'image en grandVoilà des siècles, le lit de la rivière, plus large, serpentait entre des archipels.
Ces "Isles" appartenaient aux seigneurs de Seyssins.

En 1378, le Dauphin Charles V fait construire une digue sur la rive droite du Drac, pour protéger Grenoble.
En 1471, puis en 1521, les habitants sont encore réquisitionnés pour la construction de digues.
Après de nombreuses crues calamiteuses pour les récoltes, le roi finance une digue en rive gauche, en 1678.

Le "Dragon" n'est vraiment maîtrisé qu'au XVIIIe siècle.
Son lit est déplacé vers l'Ouest, et l'endiguement définitif permet alors la mise en culture de nouveaux territoires.

Un pont sur le Drac

Voir l'image en grandAu XIIIe siècle, le développement des transports fluviaux entraîne la construction de petits ports sur l'Isère et sur le Drac.
A Seyssins, un accord passé entre deux seigneurs en 1300 mentionne l'existence d'un port situé à l'aplomb de la Tour Saint-Ange.
Une liaison par bac mène hommes et bêtes vers Grenoble.

Au XVe siècle, un pont en bois est construit sur le Drac.
En 1502, la famille de Colonges est autorisée à construire un second port, au dessous de la roche Freydura (probablement Comboire).
En 1513, à l'approche de mercenaires germains, les bateaux des ports de Seyssins et de Claix sont détruits.

En pratiquant cette " politique de la terre brûlée ", la ville de Grenoble réussit à se préserver des soudards… mais pas les villages voisins.

L'église Saint-Martin



Date de construction incertaine: IXe-XIIe siècle.

L'extérieur a été remanié par une surélévation des murs, l'élargissement des fenêtres et le déplacement du clocher du Sud au Nord.

À l'intérieur, l'église présente encore une architecture basilicale, forme d'origine romaine.

Les chapiteaux sont classés aux monuments historiques depuis 1908.
Leurs motifs déclinent les thèmes d'eaux, de feuillages, de fertilité, et sont d'un grand intérêt pour l'histoire de la sculpture romane dans notre région.

On remarquera dans l'église deux beaux anges du XVIIe en bois doré peints.

La tour Saint-Ange



Au XIVe siècle, le territoire du Dauphin est découpé en fiefs, attribués à de petits seigneurs qui habitent de grosses maisons rurales.
Pour se protéger des invasions et des pillages, ces vassaux construisent des tours et parfois des remparts.
A Seyssins, on compte plusieurs "maisons fortes" dont la tour Saint-Ange.

En 1521, le Dauphin, en difficulté financière, vend ses biens au Sieur Jean Gaucher, Contrôleur de la trésorerie du Dauphin.
Ce dernier devient seigneur de Seyssins. C'est lui qui aurait reconstruit en partie le bâtiment actuel.
Par la suite, la maison sera propriété de l'ordre religieux des Cordeliers.
Elle sera vendue durant la Révolution.
Elle porte encore le nom de l'un de ses propriétaires : le seigneur de Varces et de Saint-Ange.

Le château Le Harivel du Rocher



Le bâtiment se trouve probablement à l'emplacement d'une ancienne maison forte ayant appartenu à la famille de Sassenage, co-seigneurs de Seyssins en 1279.

En 1613, Nicolas de Langon fait construire le château actuel.
Au XXe siècle, le bâtiment est encore habité par la famille Le Harivel du Rocher.
En 1950, par le jeu des alliances, des successions et des acquisitions, celle-ci possède un domaine de 57 hectares, véritable réserve foncière où se trouve aujourd'hui le centre ville.
Au fil des siècles, des tours d'angle et des dépendances ont été ajoutées à la construction initiale, dont l'aile ouest et l'actuel Centre Culturel Montrigaud.

La ville de Seyssins achète le château vers 1980 pour y installer l'hôtel de ville cinq ans plus tard.

Le Priou

Voir l'image en grandAutrefois, la rue du Priou se dénommait rue du Prieuré.
Cette maison serait le reliquat d'un ancien prieuré ayant appartenu au chapitre de Notre Dame à Grenoble.

Une grande partie de l'architecture du bâtiment date du XVe ou du XVIe siècle.
Ainsi en témoignent l'escalier extérieur, la présence de linteaux en accolade, de fenêtres à meneaux, et d'une grande cheminée médiévale.
Plus tard, cette maison aurait servi d'hospice aux religieux âgés du diocèse, puis d'école jusqu'en 1832.

La Colombière

Voir l'image en grandLes premiers écrits que l'on trouve à propos de la maison de la Colombière remontent à 1540.

Cette bâtisse appartient au noyau historique du village de Seyssins.
Ses caractéristiques architecturales renvoient à une conception d'inspiration médiévale : fenêtres à meneaux, larges contreforts en pierre.
L'encorbellement, sur la rue, marque l'emplacement d'une cheminée caractéristique du XVe siècle, assez grande pour faire cuire un bœuf entier.
La partie centrale du linteau en bois d'une cheminée du XVème siècle, ornée du blason de la famille de Colombière, est entrée dans les collections du Musée dauphinois.

La gare du tramway



Le tramway à Seyssins est une aventure qui a plus d'un siècle !
En 1891, les premières études sont effectuées.
L'inauguration officielle de la portion Grenoble-Seyssins a lieu en 1911.

Malgré les retards liés à la Première guerre mondiale, la portion Seyssins-Villard de Lans est à son tour ouverte en 1920.
Pourtant, en 1938, la section Saint Nizier-Villard de Lans est fermée.

Après la Seconde guerre mondiale, la concurrence des autocars et la baisse du prix du pétrole s'ajoutent à une diminution de la fréquentation.
En 1950, le tramway ne fonctionne plus sur la commune.

La gare de Seyssins présente une architecture plus modeste que les autres gares par sa taille et ses matériaux de construction.

La cimenterie



A l'emplacement actuel des logements au lieu dit les Nalettes, se trouvait l'usine de ciment de Seyssins. Plusieurs kilomètres de galeries souterraines, autrefois destinées à la fabrication du ciment, traversent encore la colline de Comboire, depuis le Drac jusqu'à Claix.

De 1860 à 1955, la cimenterie Vicat fournit du travail aux hommes, et accompagne le développement démographique de la commune.

Aujourd'hui, les tunnels sont obturés de grilles qui permettent aux chauve-souris de nicher.
Seule la cheminée de l'ancienne usine rappelle que la Révolution industrielle eut aussi ses heures de gloire à Seyssins.